Assises : 4 hommes condamnés suite à la mort de José Moucaye

Durant quatre jours, la cour d’assises aura tenté de dénouer les nœuds de cette affaire qui a suscité l’effroi le 24 novembre 2019, dans la commune de Saint-André. Quatre hommes sont suspectés d’avoir voulu voler l’argent de la vente des cabris de la victime, laquelle le gardait dans une boîte de médicaments cachée dans sa chambre à coucher. Son véhicule avait disparu le même jour avant d’être retrouvé sur un parking de la cité Fayard. Des empreintes relevées dans cette voiture avaient permis aux enquêteurs de confondre plusieurs individus mis en examen pour recel de biens, complicité de vol avec violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner et pour des faits de complicité. 
À la barre, Jean-Valéry Soupou est seul dans le box en raison de sa détention provisoire. Les trois autres comparaissent libre. Lors de son interrogatoire, Jean-Valéry Soupou a livré un énième scénario promettant aux jurés que cette fois-ci, il ne mentait plus. Au passage, il a chargé ses deux complices, Eric Tandrayen et Sébastien Virapin, qu’il accuse d’avoir également été sur les lieux au moment des faits. Concernant le quatrième accusé, seuls les faits de recel lui sont reprochés. Ils les reconnait par ailleurs depuis le début.
Pour Eric Tendrayen, son avocat assure que le dossier n’a pas établi de « preuves évidentes de culpabilité » et déplore des « commérages » et des « raccourcis« . Le conseil de Sébastien Virapin dénonce aussi un manque de preuves et lance aux jurés : « Si vous avez le moindre doute, vous devez répondre non à la question de culpabilité. »
« Aujourd’hui c’est un homme angoisse qui se présente devant vous au regard de la peine de 20 ans qui est demandée. Je veux croire que vous allez le juger correctement au regard de ce qu’il a fait et non de ce qu’il pourrait avoir fait« , demande à son tour, l’avocat de Jean-Valéry Soupou, l’accusé principal.
Jean-Valéry Soupou a finalement été condamné à 25 ans de prison. Éric Tendrayen et Sébastien Virapin écopent de 12 ans de réclusion criminelle.
Ben Ali Sarman a été condamné à un an de prison pour le recel du vol du fusil. Il a déjà servi sa peine durant sa détention provisoire.