Journée internationale de soutien aux victimes de la torture : Un rassemblement organisé ce dimanche au Barachois

Le 26 juin 2022, à l’occasion de la 2ème édition à la Réunion de la JOURNÉE INTERNATIONALE de SOUTIEN aux VICTIMES de la TORTURE, l’association ÉVEIL DE CHINE, le collectif OUÏGHOUR de la Réunion et le collectif FALUN GONG de la Réunion organisent un RASSEMBLEMENT. Rendez-vous au BARACHOIS le 26 juin 2022 à 14h30. Au programme : stand d’information, pétitions, exposition photos, prises de paroles…

À l’occasion de cette 2éme édition de la Journée Internationale en soutien aux victimes de la Torture nous aurons une pensée pour toutes personnes subissant des tortures dans le monde et plus particulièrement en Chine où un grand nombre de « minorités » sont persécutées.   En effet, la République Populaire de Chine est l’un des pays les plus concernés par l’utilisation de la torture sur ses propres ressortissants, elle est aussi la seule grande puissance à en faire un usage aussi systématique. La Chine est aussi le leader sur le marché des instruments de torture et exporte ces instruments dans tous les régimes autoritaires qui pratiquent ces méthodes.   Pourtant la Chine figure parmi les 83 signataires de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants adoptée par les Nations Unis en 1984. Malgré les voix qui s’élèvent dans le monde entier pour dénoncer ses crimes et au dépend des preuves accablantes qui font états de tortures physiques et mentales, travail forcé, viols, stérilisations forcées, prélèvements forcés d’organes, le régime chinois reste sourd à toutes les accusations qui sont portées contre lui.   Le déni total est sa seule réponse. Cette année, les parlements français et européens ont adopté des résolutions condamnant les crimes du régime chinois. Le 26 juin nous nous en ferons les porte-voix.  En effet, l’Assemblée Nationale française a adopté, le 26 janvier 2022, une Résolution reconnaissant les crimes contre l’humanité et le crime de génocide perpétré sur le peuple ouïghour et d’autres minorités dans le Xinjiang.   https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15t0758_texte-adopte-seance   Plus récemment encore le 5 mai 2022, le Parlement Européen a adopté une résolution qualifiant de crimes contre l’humanité les prélèvements d’organes forcés sur les bouddhistes du Falun Gong et d’autres prisonniers de consciences vivants, invitant les États membres à condamner publiquement la République Populaire de Chine pour ces pratiques « systématiques et inhumaines ».   Résolution du Parlement européen du 5 mai 2022 sur les informations faisant état de la poursuite des prélèvements d’organes en Chine (2022/2657(RSP))   Ces victoires ne sont en rien contraignantes pour le Parti Communiste chinois qui poursuit ces crimes de masses. Ces résolutions doivent se manifester par des actes concrets.    Depuis quelques mois le gouvernement français abonde en déclarations de soutien au peuple ukrainien et des sanctions massives ont visé la Russie mais jusque-là, aucune mesure contraignante envers le régime criminel chinois n’a été prise. Au contraire, le gouvernement français poursuit ses partenariats avec la Chine, un exemple : une grande majorité des CHU français travaillent en partenariat avec des hôpitaux chinois directement impliqués dans les crimes de prélèvements d’organes forcés. En conséquence, de nombreux chirurgiens français ont participé à la formation des chirurgiens chinois impliqués dans ces crimes. (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3316_proposition-loi)   La Région Réunion, est toujours liée par un accord de jumelage avec la ville de Tianjin incluant un partenariat universitaire avec les Instituts Confucius, un partenariat hospitalier avec les hôpitaux de Tianjin impliqués dans les prélèvements forcés d’organes, elle est aussi la seule région de France à être membre du Chinese Business Club, un des plus importants réseaux d’influence chinois.   Pourtant le China Tribunal, en tant que Tribunal indépendant sur les prélèvements d’organes forcés sur les prisonniers de conscience en Chine, a souligné dans son jugement que les gouvernements et toutes les institutions qui interagissent avec la République Populaire de Chine devraient maintenant reconnaître qu’ils interagissent avec un État criminel.   Le 26 Juin, à l’occasion de la Journée Internationale de Soutien aux Victimes de la Torture, nous soulèverons à nouveau cette question : Pouvons-nous rester partenaire d’un régime criminel ?   Frédéric Giacalone pour l’Association ÉVEIL DE CHINE Christophe Estève pour le Collectif OUÏGHOURS DE LA RÉUNION Tuan pour le Collectif FALUN GONG DE LA RÉUNION

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