L’employé sous contrat à la mairie du Tampon cogne un gramoune et part avec sa voiture

Le 28 mai dernier, la victime invite deux dalons à sa maison pour une soirée arrosée. Tout dérape lorsque l’un des convives frappe son hôte et lui vole sa voiture.

Les traces de sang qui maculaient l’appartement de la victime laissaient penser au pire. Richard*, la victime, a une plaie à l’arcade sourcilière gauche et neuf jours d’ITT lui ont été délivrés. Plus tôt ce jour-là, il a invité deux dalons qu’il connaissait depuis peu. Richard a perdu sa femme récemment et est plongé à cette époque dans la solitude et la dépression. Malade du coeur, il prend aussi des anticoagulants, ce qui peut expliquer “la scène de crime” qu’a découverte sa fille en arrivant chez lui.   Sur fond d’alcool, la soirée a dérapé chez Richard. Maurice*, employé sous contrat à la mairie du Tampon, lui a décoché un violent coup de poing parce qu’il aurait insulté sa mère. Selon Maurice, Richard aurait ensuite percuté un mur. Le cogneur a ensuite pris les clés de la voiture de Richard et, avec son comparse, s’est enfui – bien entendu sous l’empire d’un état alcoolique – parce que “le lendemain je travaillais. Je devais rentrer à la maison”, explique-t-il ce mercredi en comparution immédiate après avoir demandé un délai lors de la première convocation au tribunal.    “Les week-ends sonnent le départ du grand n’importe quoi”  “Son physique ne passe pas inaperçu et on ne voudrait pas le croiser quand il a consommé de l’alcool”, précise l’avocat de la partie civile Me Farid Issé. Maurice reconnaît boire du vendredi au dimanche tous les week-ends. L’homme qui n’a que 46 ans porte sur son visage des années d’alcoolisme et assure vouloir arrêter de boire.     “Les week-ends sonnent le départ du grand n’importe quoi, peu importe les conséquences”, relève la procureure. Ce coup de poing aurait pu avoir de terribles conséquences, fait-elle remarquer.    Pour la défense de Maurice, Me Sameidha Mardaye tente de faire valoir les versions des invités qui ont “aidé la victime à se soigner avant de partir de manière détestable”, convient-elle.    Maurice a tout de même été condamné à 24 mois de prison et à la révocation d’un précédent sursis. Il devra s’acquitter de 550 euros de préjudice matériel et 1.000 euros de préjudice moral à la victime. A l’issue de l’audience, il est retourné en cellule. *prénoms d’emprunt 

www.zinfos974.com